La loi concernant les déjections canines

Les mairies n'hésitent plus à appliquer à la lettre les textes de loi sanctionnant les maîtres qui ne ramasseraient pas les déjections canines de leur animal.

Ceci relève en effet de l'article R631-2 du code pénal :

 

Article R632-1

Hors le cas prévu par l'article R. 635-8, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 2e classe le fait de déposer, d'abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l'exception des emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.

Est puni de la même peine le fait de déposer ou d'abandonner sur la voie publique des ordures, déchets, matériaux ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, en vue de leur enlèvement par le service de collecte, sans respecter les conditions fixées par l'autorité administrative compétente, notamment en matière de jours et d'horaires de collecte ou de tri des ordures.

Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2, des infractions définies au présent article.

La peine encourue par les personnes morales est l'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-41.

En 2015 rien qu'à Paris, 2507 PV ont été dressés pour cette raison. Le tarif de base est généralement de 68€ mais il peut monter sensiblement en cas de récidive. Elle peut en effet monter à 450€, en application de l’article R. 633-6 du code pénal. Certains maires souhaitent même aller jusqu'à constituer des fichiers d'empreintes génétiques pour les animaux de leur ville de façon à retrouver les propriétaires indélicats.

Mégots par terre et crottes de chiens à Paris - Par Le Parisien